À bord du Transsibérien, un groupe d’occidentales cosmopolites sont enlevées par Ulan Iga, une princesse guerrière mongole.
Entre épopée et méditation philosophique, la cinéaste allemande s’interroge sur la possibilité d’un dialogue entre civilisations et sur l’illusion ethnographique. Tandis qu’elle ironise subtilement, à travers le personnage de Delphine Seyrig, sur le fantasme occidental de comprendre et d’étudier toutes les cultures, c’est finalement le monde mongol qui démasque nos propres traditions et les réflexes postcoloniaux que même les meilleures intentions n’ont pas totalement effacés. Pourtant, autorisée à tourner en Mongolie-Intérieure, Ulrike Ottinger transmet sa fascination pour le peuple avec une distance et un respect qui forcent l’admiration.
Rebeka Warrior
Ulrike Ottinger est une réalisatrice d’avant-garde allemande qui tient une place particulière dans mon cœur de par son cinéma à la fois weird et multiculturel. Récemment elle a aussi réalisé Die Blutgräfin avec Isabelle Huppert dans le rôle d’une vampire. Plusieurs langues se chevauchent dans ses films sans difficultés apparentes, ce que j’aime aussi faire dans ma musique. Dans Johanna d’Arc of Mongolia, quatre femmes occidentales sont enlevées par la princesse mongole Ulan Iga et ses guerrières du Transsibérien vers les prairies de la Mongolie intérieure. Elles participent à la culture nomade, aux cérémonies et aux danses chamaniques.
Séances
09/09 • 21h00 • Salle 100
Présenté par Rebeka Warrior
Crédits
Avec : Xu Re Huar, Irm Hermann, Delphine Seyrig, Peter Kern, Inés Sastre...
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