Après avoir renversé un homme et s’être enfuie, Brenda, une agente de sécurité insomniaque mutée dans une morgue, est assaillie durant toute une nuit par ses fantômes.
En adaptant le film paraguayen Morgue d’Hugo Cardozo, Olallo Rubio revisite habilement le film de lieu hanté, dans une approche classique qui fait la part belle à l’atmosphère, à la peur du silence et des ombres. Sa caméra rôde dans les couloirs dans de somptueux travellings dignes de John Carpenter. Seule présence humaine de presque toute la longueur du métrage, Natalia Solián (Huesera) porte le film par son incarnation mutique et somnambulique. Beau comme une nouvelle de Mariana Enríquez, Tormento utilise le fantastique comme un miroir de la psyché, de la culpabilité et de l’anxiété urbaine. Le succès surprise du box-office mexicain, l’hiver dernier.